Dimanche 30 novembre, septième jour du conflit. Le Secrétaire d'Etat Jégot a proposé une baisse de trente centimes sur les carburants. Le Conseil Régional a refusé de mettre la main à la poche à hauteur de 10 centimes. Tout reste figé et le conflit qui va duré risque de chauffer. Toutes les écoles sont fermées ainsi que certaines administrations. La chambre de commerce et de l'industrie de Guyane a décidé de fermer le port et l'aéroport. Le CSG a annoncé jeudi soir que le tir d'Ariane 5 est arrêté. Ce mouvement soutenu par la population laissera sans doute des traces sur le plan économique. De petites PME risquent de ne pas redémarer, et le CSG prend du retard dans ses campagnes de tirs.
Le port de degrade des cannes.
Sur les barrages routiers, l'ambiance est encore bonne. Des concerts sont improvisés, barbecue, dominos et alcool...
Les événements dramatiques relayés par les médias sont en marge du conflit. On note des voitures brûlées, des braquages notamment à Kourou. Les rayons sont vides et certains bateaux amenant les victuailles festives vont être refoulés. Certains hôpitaux vivent sur leurs réserves et certaines coupures d'électricité pourraient être faites.
Une délégation interministérielle doit arriver le 8 décembre afin de regarder de plus prés l'opacité de la fixation des prix des carburants. Entre la Sara, le pétrolier qui a le monopole sur la Guyane, la taxe du conseil régional.
Demain lundi 1er décembre, le prix du 95 sera à 1,47euros, mais pour l'instant les pompes sont vides. Les barrages sont maintenus jusqu'à nouvel ordre.
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